Réconcilier la tension entre les langues autochtones et les langues officielles
Partout dans le monde, les langues autochtones subissent la pression des langues coloniales. Au Canada, l'héritage des pensionnats, les modèles éducatifs axés sur les colonisateurs, les pressions économiques et les politiques gouvernementales assimilatrices contribuent tous à interrompre la transmission intergénérationnelle des langues autochtones. Même dans les régions où les utilisateurs de langues autochtones sont majoritaires, l'accès à l'éducation dans ces langues est insuffisant. Parallèlement, le contexte canadien est unique dans la mesure où le bilinguisme officiel offre à la fois des opportunités et des incitations à l'apprentissage de deux langues coloniales. Cette tension s'est manifestée dans les médias à la suite de la nomination de Mary Simon au poste de gouverneur général. Alors que certaines voix ont critiqué son manque de bilinguisme anglais-français, d'autres ont plaidé pour une reconnaissance accrue des connaissances linguistiques autochtones, soulignant le défi supplémentaire auquel sont confrontés les peuples autochtones si l'on attend d'eux qu'ils donnent la priorité aux deux langues coloniales plutôt qu'à leur propre langue. Cette session explorera les défis et les possibilités de réconcilier la tension entre les langues autochtones et officielles, au Canada et ailleurs, en termes de droits linguistiques, de formation des enseignants, de programmes d'études et de politiques gouvernementales.
