Genre et échec de la quête de justice de la Hongrie depuis la Seconde Guerre mondiale
L'idée que la Hongrie n'a pas accepté les injustices de son passé est l'un des arguments les plus souvent utilisés pour expliquer la popularité récente des forces d'extrême droite dans la Hongrie contemporaine et la contre-révolution illibérale autoproclamée du régime actuel. La Hongrie, cependant, n'a pas tant ignoré les injustices du passé, mais plutôt échoué à aborder cette question de manière adéquate, en particulier en ce qui concerne le genre. Ce discours d'ouverture explore la quête problématique et finalement échouée de justice rétributive en Hongrie depuis 1945, en examinant en particulier les tentatives politisées de tenir les auteurs et les collaborateurs responsables à la suite de la Seconde Guerre mondiale, de la Révolution de 1956 et de la fin du socialisme d'État en 1989. en particulier les continuités à travers trois régimes politiques (un stalinien/post-fasciste, un post-stalinien et un post-socialiste), l'exposé examine l'émergence systématique des masculinités et des féminités, en particulier en ce qui concerne les questions de collaboration avec les régimes autoritaires et systèmes.
